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Situé au sud de la Cote d’Ivoire, dans la partie sédimentaire, le district d’Abidjan est une zone qui a connu ces dernières années une urbanisation rapide. L’une des principales conséquences de cette expansion est le problème lié à l’alimentation en eau potable de ce district qui se manifeste par des baisses de pression, des pénuries d’eau et la surexploitation de la nappe. La SODECI leader de la distribution d’eau à Abidjan a longtemps privilégié les eaux souterraines pour sa production d’eau. Mais aujourd’hui cette ressource dans notre zone est entrain d’atteindre ces limites. Cette situation amène à mobiliser d’autres ressources en eau importantes telles que les eaux surfaces en particulier celle de la lagune Aghien. D’où le projet intitulé « Etude de faisabilité de l’utilisation de la lagune Aghien pour l’alimentation en eau potable du district d’Abidjan ». L’objectif de cette étude est d’analyser les capacités de cette retenue d’eau de surface à assurer la desserte de la zone d’étude et cela dans un contexte de gestion intégrée des ressources en eau, d’estimer le coût des travaux, et de proposer des actions de protection et de pérennisation pour assurer de façon continue les besoins en eau de la zone d’étude. Après avoir estimé les besoins en eau dans la zone d’étude, à l’échéance de notre planification fixée à 2030 qui est d’environ 1 145 000 m3, nous avons analysé la capacité de la retenue d’eau de surface à faire face à ces besoins. A l’issue de ces travaux, nous retenons que la lagune d’Aghien présente un potentiel favorable pour l’alimentation de la zone d’étude. Elle a un volume de 71 millions m3 et reçoit l’eau venant de la Mé et des rivières Djibi et Bété. L’apport net de ses cours d’eau continentaux qui y transitent, est estimé à 1,8 milliard m3/an. Elle présente aussi des paramètres physico chimiques favorables à savoir des valeurs de salinité faibles comprises entre 0 et 4%0 et de pH moyen comprises entre 8 et 6. La turbidité de cette retenue est fonction des saisons. Elle est élevée en période de précipitation. Pour le traitement de cette eau, la construction d’une station de traitement d’environ 58 000 m3/h est préconisée. Cela permettra de satisfaire les besoins en eau de la zone d’étude. Le coût de ces travaux est estimé à 68 413 549 080 F.CFA. |